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FAMILIASSUR, L'assureur de la famille

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Décès, PTIA, ITT, IPT : comprendre les garanties de votre assurance emprunteur

PTIA, ITT, IPT, IPP… En parcourant votre contrat d'assurance emprunteur, vous avez peut-être eu l'impression de lire une langue étrangère. Ces sigles désignent pourtant l'essentiel : les situations dans lesquelles votre assureur prendra — ou non — le relais pour rembourser votre crédit immobilier. Deux contrats au tarif proche peuvent offrir des protections très différentes selon les garanties retenues, les franchises et les exclusions. Cet article traduit chaque garantie en langage clair, avec des exemples concrets, pour que vous sachiez exactement ce que couvre votre assurance de prêt… et ce qu'elle ne couvre pas.

Les garanties socles : décès et PTIA

La garantie décès

C'est la base de tout contrat d'assurance emprunteur. En cas de décès de l'assuré, l'assureur rembourse à la banque le capital restant dû, à hauteur de la quotité assurée (la part du prêt couverte sur la tête de chaque emprunteur). Votre conjoint et vos enfants n'héritent pas de la dette : le logement familial est préservé.

Un point de vigilance souvent ignoré : la plupart des contrats prévoient un âge limite de couverture (fréquemment entre 75 et 90 ans selon les assureurs). Si votre prêt court au-delà, vérifiez ce plafond.

La PTIA : perte totale et irréversible d'autonomie

La PTIA correspond à la situation la plus grave après le décès : l'assuré est définitivement incapable d'exercer toute activité rémunératrice et doit recourir à l'assistance d'une tierce personne pour les actes essentiels de la vie quotidienne (se laver, se nourrir, se déplacer, s'habiller). Elle est généralement reconnue avant un âge limite (souvent 65 ans).

En cas de PTIA, comme pour le décès, l'assureur solde le capital restant dû. Ces deux garanties sont systématiquement exigées par la banque, quel que soit le projet.

Les garanties d'invalidité : IPT et IPP

Entre la pleine santé et la PTIA, il existe toute une gamme de situations que couvrent les garanties d'invalidité. L'assureur évalue un taux d'invalidité qui croise l'incapacité fonctionnelle (l'atteinte physique ou psychique) et l'incapacité professionnelle (l'impact sur votre métier).

L'IPT : invalidité permanente totale

L'IPT est reconnue lorsque le taux d'invalidité atteint 66 % ou plus : vous ne pouvez plus exercer d'activité professionnelle vous procurant des revenus. Selon les contrats, l'assureur rembourse alors le capital restant dû ou prend en charge les échéances du prêt.

L'IPP : invalidité permanente partielle

L'IPP couvre les invalidités dont le taux est compris entre 33 % et 66 % : vous pouvez encore travailler, mais de façon réduite. C'est une garantie optionnelle, souvent absente des contrats d'entrée de gamme. L'indemnisation est alors partielle, proportionnelle au taux d'invalidité.

Exemple concret : un artisan de Seine-et-Marne victime d'un accident conservant un taux d'invalidité de 45 % ne serait pas indemnisé par un contrat couvrant uniquement l'IPT. Avec la garantie IPP, une partie de ses mensualités serait prise en charge. Pour les indépendants, dont les revenus dépendent directement de leur capacité de travail, ce détail change tout.

L'ITT : la garantie du quotidien

L'ITT (incapacité temporaire totale de travail) intervient en cas d'arrêt de travail : maladie, accident, hospitalisation… tant que vous êtes dans l'incapacité temporaire d'exercer votre activité, l'assureur prend en charge vos échéances de prêt (toujours selon la quotité assurée).

C'est statistiquement la garantie la plus souvent activée. Trois paramètres méritent toute votre attention :

  • La franchise : le délai pendant lequel vous n'êtes pas indemnisé après le début de l'arrêt. Elle est fréquemment de 90 jours, mais peut aller de 15 à 180 jours selon les contrats. Une franchise courte coûte plus cher, mais protège mieux — un arbitrage à adapter à votre statut (salarié avec maintien de salaire ou indépendant sans filet).
  • Le mode d'indemnisation : en mode forfaitaire, l'assureur paie l'échéance assurée, point. En mode indemnitaire, il ne compense que votre perte de revenus réelle, après déduction des indemnités de la Sécurité sociale ou de votre prévoyance : l'indemnisation peut donc être réduite, voire nulle. À contrat équivalent, le forfaitaire est généralement plus protecteur.
  • La définition de l'incapacité : incapacité d'exercer « votre » profession ou « toute » profession ? La seconde formulation est nettement plus restrictive.

Les exclusions et options à passer au crible

Les exclusions de garantie

Tout contrat comporte des exclusions : des situations dans lesquelles l'assureur ne paiera pas. Parmi les plus courantes :

  • les affections dorsales (lombalgies, hernies discales) et les troubles psychologiques (dépression, burn-out), parfois exclus sauf hospitalisation prolongée ou intervention chirurgicale — c'est la fameuse clause « MNO » (maladies non objectivables) ;
  • les sports à risque (parapente, plongée, sports mécaniques…) ;
  • certains séjours ou activités professionnelles à l'étranger.

Ces exclusions peuvent souvent être rachetées moyennant une surprime : une option précieuse si vous êtes concerné.

La garantie perte d'emploi

Facultative et relativement coûteuse, elle prend en charge une partie des échéances en cas de licenciement, sous conditions strictes (CDI, délais de carence, durée d'indemnisation plafonnée). Son intérêt s'évalue au cas par cas, selon votre stabilité professionnelle et votre épargne de précaution.

Quelles garanties selon votre projet ?

Les exigences de la banque varient :

  • Résidence principale ou secondaire : décès + PTIA + ITT/IPT quasi systématiquement exigées, IPP recommandée selon votre profil ;
  • Investissement locatif : décès + PTIA suffisent souvent, les loyers étant censés couvrir une partie des échéances — de quoi alléger la cotisation.

Si vous optez pour une délégation d'assurance (un contrat externe à celui de votre banque), celle-ci vérifiera l'équivalence des garanties à partir de critères officiels listés dans sa fiche standardisée d'information. Un contrat alternatif bien construit respecte ces critères tout en étant fréquemment plus compétitif — à condition de comparer garantie par garantie, et pas seulement les tarifs.

FAQ : garanties de l'assurance emprunteur

Quelle est la différence entre ITT et IPT ?

L'ITT couvre une incapacité temporaire de travailler (arrêt maladie, accident) : l'assureur paie les échéances le temps de l'arrêt. L'IPT couvre une invalidité permanente d'au moins 66 % : selon le contrat, l'assureur solde le capital restant dû ou poursuit la prise en charge des mensualités.

La garantie IPP est-elle vraiment utile ?

Elle couvre les invalidités entre 33 % et 66 %, une zone où le contrat standard ne verse rien. Elle est particulièrement pertinente pour les indépendants, artisans et professions manuelles, dont les revenus chutent dès que la capacité de travail diminue.

Qu'est-ce que la franchise en assurance emprunteur ?

C'est le délai entre le début de votre arrêt de travail et le premier jour indemnisé, souvent fixé à 90 jours. Plus la franchise est courte, plus la protection est réactive — et la cotisation élevée.

Peut-on modifier ses garanties en cours de prêt ?

Oui. Grâce à la résiliation à tout moment permise par la loi Lemoine, vous pouvez remplacer votre contrat par un autre offrant des garanties mieux adaptées (franchise plus courte, ajout de l'IPP, rachat d'exclusion), sous réserve de l'équivalence de garanties exigée par votre banque.

Conclusion : des garanties choisies, pas subies

Le bon contrat d'assurance emprunteur n'est pas forcément le moins cher : c'est celui dont les garanties, les franchises et les exclusions correspondent à votre métier, votre santé et votre projet. Un salarié cadre, un artisan et un investisseur locatif n'ont tout simplement pas besoin de la même protection.

Cet article est informatif et ne remplace pas une analyse personnalisée : seul un examen de votre situation permet de recommander les garanties réellement adaptées.

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